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Semaine de la transition économique 22>26 novembre




Nous consommons et polluons plus que notre planète ne peut le supporter. Avec la transition vers un modèle durable et circulaire, nous prenons non seulement soin de l'environnement, mais nous renforçons également notre économie et nos entreprises. Notre économie reste extrêmement dépendante de l'importation de matières premières rares. Tôt ou tard, elles seront épuisées et deviendront inabordables.

 

La semaine du 22 au 26 novembre 2021 est la semaine de la transition économique à Bruxelles ! Cette transition économique figure parmi les priorités de la politique bruxelloise. En tant que région, nous devons atteindre les objectifs climatiques. Les libéraux y voient des opportunités ; des possibilités en termes d’innovation et d'esprit d'entreprise. Le défi est immense : comment maintenir, voire améliorer, le niveau de vie d'une ville d'un million d'habitants dans le cadre d’objectifs environnementaux toujours plus stricts.

 

Par le biais du Programme régional en Economie circulaire (PREC), le gouvernement bruxellois veut proposer une alternative crédible à l'économie actuelle, largement linéaire. Cette alternative doit stimuler une économie durable. Les entreprises de la région jouent un rôle central à cet égard. Le PREC veut les aider à réduire leurs coûts, à se développer, à innover, à recruter et à entamer leur transition vers un modèle économique à faible empreinte écologique, tout en étant créateur d'emplois et en contribuant à la qualité de vie à Bruxelles.

 

L'économie circulaire

« Ce n'est pas un fait nouveau », souligne Khadija Zamouri, membre de la commission de l'économie au Parlement bruxellois. « Les différents gouvernements bruxellois ont mis l'accent sur la durabilité. L'élimination des déchets, par exemple. Nous en sommes au cinquième plan déchets et à chaque fois, nous franchissons de nouvelles étapes dans la collecte sélective. L'accent est de plus en plus mis sur les déchets en tant que matière première pour créer de nouvelles activités économiques. L'économie circulaire est en plein développement. » Zamouri aime se référer au Programme Régional en Economie Circulaire (circulareconomy.brussels). Il s'agit d'un plan à l'intersection de l'innovation (innoviris.brussels), l'entrepreneuriat (hub.brussels) et l'emploi (economie-werk.brussels), ainsi que le traitement des déchets (net.brussels) et l'environnement (leefmilieu.brussels). L'objectif : faire croître les entreprises, créer des emplois, innover, améliorer la qualité de vie dans la ville, tout ceci avec une faible empreinte écologique.

 

« Je suis particulièrement impressionnée par l'application des nouvelles technologies dans les jeunes startups », estime Zamouri, faisant référence au plan. En 2019, deux journalistes bruxellois (Hughes Belin et Cédric Hananel) ont publié un livre sur l'économie circulaire en Région de Bruxelles-Capitale. Il est rempli d'applications concrètes. « Les meilleurs exemples sont ceux qui font partie de l'économie générale. Là où cela réussit, comme dans le secteur de la construction, nous faisons des pas gigantesques. » Khadija Zamouri soulève également un point important pour l'Open Vld : nous devons impliquer davantage le secteur privé et les fédérations sectorielles.

 

Le plan actuel de transition économique se concentre sur les quatre aspects suivants.


GOOD FOOD

Un premier pilier de l'approche bruxelloise de la transition économique est le secteur alimentaire (allant de la production à la distribution). La nourriture qu'une ville de plus d'un million d'habitants consomme, crée d'énormes émissions et pèse sur l'écosystème. Évidemment pas à Bruxelles même, mais cela ne fait aucune différence dans l'ensemble. Nous attendons toujours des propositions concrètes de la part du gouvernement mais, là aussi, il y a une conviction interne que la sensibilisation à notre consommation alimentaire n'est qu'une partie de la solution. Là aussi, on croit beaucoup à l'innovation et aux nouvelles technologies qui peuvent rendre la production alimentaire plus écologique à grande échelle. Les alternatives végétales aux produits laitiers ou carnés sont découvertes ou redécouvertes à grande échelle, sont tout aussi bonnes en termes de goût et seront bientôt encore moins chères à produire. Un certain nombre d'alternatives peuvent même être réalisées en temps voulu dans des fermes urbaines verticales. « L'innovation est là, les investisseurs sont enthousiastes. Nous, à l’Open Vld, nous espérons que cela deviendra également le point central de l'approche régionale. »

 

GOOD MOVE

Il s'agit du Plan régional de mobilité pour la Région de Bruxelles-Capitale (RBC), adopté par le gouvernement bruxellois en 2020. Il définit les principales orientations politiques dans le domaine de la mobilité. L'objectif de ce plan passé par l'amélioration du cadre de vie des Bruxellois, tout en orientant le développement démographique et économique de la Région de Bruxelles-Capitale.

 

Nous croyons fermement à une approche plus efficace de la mobilité, en coordonnant tous les modes de transport grâce aux applications ‘Smart City’. La région développe actuellement le MaaS, Mobility-as-a-Service, où l'offre de mobilité des opérateurs privés et publics est proposée dans une seule application en temps réel et avec une tarification intégrée : métro, bus et tram, scooters, trottinettes et vélos partagés, taxis et voitures partagées, etc. « L'adaptation de la norme 5G à l'usage des smartphones est essentielle pour des applications concrètes dans la vie quotidienne en ville. Cette technologie n'est pas un fait, mais un moyen », souligne Wim Vanobberghen, co-auteur de la note interne de l’Open Vld sur la transition économique. Les libéraux sont optimistes et considèrent les normes climatiques comme une opportunité économique. « Le mot ‘intelligent’ n'est pas là uniquement pour être ‘cool’. La sensibilisation vers d'autres formes de mobilité reste importante, mais l'innovation représente le facteur décisif. »

 

Nous entendons les mêmes types de réaction de la part du cabinet du ministre Sven Gatz à propos de Smart Move, le projet d'introduction d'une redevance kilométrique intelligente. « Cette redevance kilométrique intelligente sera implémentée. L'Europe le demande à toutes les villes, à tous les États members, dans son plan climatique. Il est malheureux qu'il y ait une résistance. En conséquence, nous ne serons peut-être pas des précurseurs mais nous garderons cette question à l'ordre du jour et continuerons à y travailler. En tant que libéraux, nous soutenons ce projet, car taxer l'utilisation d'une voiture plutôt que sa possession est tout simplement logique en termes d'économie, de climat et de mobilité. La technologie est là. Elle peut nous aider si nous l'utilisons correctement. »

 

RENOLUTION 

D'ici 2024, plus de 350 millions d'euros seront investis dans la stratégie de rénovation par le biais de mesures d'accompagnement pour tous les Bruxellois ! À partir de maintenant, cette stratégie de renovation s’appelle ‘Rénolution’ ! Ce plan est également une opportunité de créer des milliers d'emplois.

 

Dans son Plan Energie-Climat, la Région de Bruxelles-Capitale s'est engagée à se rapprocher de la neutralité carbone d'ici 2050. Plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre de Bruxelles proviennent de la consommation d'énergie des bâtiments.

 

C'est pourquoi, au cours de la dernière législature, la Région a lancé une stratégie ambitieuse de rénovation des bâtiments, en utilisant tous les instruments publics et privés. Cette Rénolution vise à atteindre un niveau de performance énergétique moyen de 100 kWh/m²/an pour les logements bruxellois, et la neutralité énergétique pour les bâtiments tertiaires en 2050, soit une consommation moyenne trois ou quatre fois inférieure à la consommation actuelle. Sa mise en œuvre a déjà commencé et sera progressivement étendue.

 

« La transition économique est un thème qui a immédiatement séduit nos membres », déclare Imane Belguenani, présidente du centre d'études bruxellois Karel Buls, qui organise les sessions ‘BlueTalks’ sur la transition économique. « Les bâtiments – qu’ils soient résidentiels ou commerciaux – représentent 60 % des émissions de Bruxelles. Des milliards devront être investis dans ces bâtiments au cours des 20 prochaines années pour répondre aux normes internationales. Cela nécessitera des incitations fiscales intelligentes et des technologies intelligentes en matière d'isolation, de construction passive et de recyclage. Pointer un doigt accusateur et demander de simplement “ajouter une couche supplémentaire” ne suffira pas. »

 

GOOD WASTE

À la lumière du paquet européen ‘Économie circulaire’ et des initiatives circulaires soutenues par de nombreux citoyens, associations, collectivités locales et entreprises, une nouvelle stratégie a été élaborée pour la gestion des déchets, désormais considérés comme une ressource. En visant le « zéro déchet », le Plan reçoit un nouveau souffle et de nouvelles perspectives adaptées à nos caractéristiques en tant que ville/région. Le 22 novembre 2018, le Plan de Gestion des Ressources et des Déchets a été approuvé par le gouvernement de Bruxelles-Capitale en deuxième lecture. Le plan couvre tous les déchets solides produits à Bruxelles par les ménages, les entreprises, les industries et les autres activités économiques.

 

Solutions pratiques

BECI, l'organisation bruxelloise des entreprises, ne cache pas l'ambition climatique entrepreneurs bruxellois. Elle a lancé le défi climatique de la ville 303030 (30 actions pour réduire de 30 % des émissions d'ici à 2030) (www.303030.eu). Au niveau de la ville, on peut faire plus. « La transition vers une économie verte est plus facile dans un environnement urbain », a déclaré Olivier Willocx, directeur de BECI, dans le journal.

 

Dans une ville, les grandes considérations idéologiques revêtent un rôle moins important; l'accent est mis sur les solutions pratiques. C'est ce que montre également l'expérience de l'économie circulaire à ce jour. Carla Dejonghe, présidente de l’Open Vld de Bruxelles au sein du Parlement bruxellois, a abordé le sujet lors d'un débat au Parlement : « À Bruxelles, nous avons les pleins pouvoirs d'une région... mais nous pouvons également travailler à l'échelle d'une grande ville. » Cela permet à Bruxelles d'être un laboratoire d'innovation, beaucoup plus que toute autre ville, avec des projets très concrets.

 

Plus d'informations sur les discussions 'BlueTalks' liées à la transition économique : imane.belguenani@parlement.brussels

 

Découvrez l'ensemble du programme : www.economictransition.brussels